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L'Editorial du Président, lettre d'information

Par Daniel Poisson - Le Vendredi 1 Mars 2019

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Editorial du Président
 

Le saccage de l'Arc-de-Triomphe : Une honte pour la France

« Un monceau de pierre sur un monceau de gloire » Victor Hugo

 

S'il est bien un patrimoine français, pierres silencieuses et ancestrales, qui mérite tout notre respect, c'est de l'Arc-de-Triomphe de notre place de l'Etoile, temple de la gloire nationale, dont il s'agit.

 

Point de convergences des grandeurs passées, des protestations populaires, des déferlements enthousiates ou sportifs, il est le lieu de la Patrie qui inspire ferveur, reconnaissance et respect.

Quand on s'intéresse un tant soit peu à l'histoire de notre pays, on connait les grandes heures de ce prestigieux patrimoine qui naîtra en 1806 et dont la construction s'achèvera trente années plus tard.

Quel ouvrage imposant, massif, séculaire, chargé d'histoire !

 

Parmi les dates marquantes, celle du grandiose « Retour des Cendres » de l'Empereur en 1840 restera une date gravée dans la mémoire de nos aïeux et n'a pas complètement disparu.

Tant de souvenirs historiques et de symboles marquèrent ces lieux, de visites de chefs d'Etat, le triomphe de nos armées défilant au lendemain de la Grande Guerre, il y aura bientôt cent ans, l'ensevelissement du Soldat Inconnu avec sa Flamme perpétuelle en 1923, les heures chaudes de la libération de la capitale avec le général De Gaulle.

 

Ce monument est sacré, l'hymne national y est joué, on vibre sous ses arches . Chaque soir, le Comité de la Flamme et les associations d'anciens combattants ou sociétés d'histoire raniment la Flamme pénétrés d'un élan de fierté et de patriotisme. Mais, sacrilège, le samedi 1er décembre dernier, l'Arc-de-Triomphe était saccagé, souillé, pillé, livré à des hordes déferlantes d'irresponsables. Notre symbole national qui a bien connu des vicissitudes n'avait jamais connu, de mémoire d'homme, tant de haine.

 

Face aux forces de l'ordre malmenées, des énergumènes vociférant maculèrent sa pierre sans commune mesure dans le passé. Quelle méconnaissance de l'Histoire pour s'en prendre de la sorte, quelle irresponsabilité et tristesse ! Quel spectacle pitoyable pour notre pays et le monde entier.

 

Par bonheur, le lendemain, 2 décembre, le ravivage de la Flamme put se faire dans de meilleures conditions avec le Souvenir Napoléonien et les Amis du Patrimoine Napoléonien, la Saint-Cyrienne, la mairie de Courtry, les Grognards de la Marne et le 7eme régiment de Hussards, dont les présidents déposèrent les gerbes respectives.

 

Cette belle cérrémonie était rehaussée de la présence du général Bruno Dary, gouverneur de la Flamme, du président de l'Assemblée Nationale, du ministre de l'Education Nationale, de la Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Armées, du général d'armée François Lecointre, chef d'état-major des Armées, du président national du Souvenir Français et de Mgr Antoine de Romanet de Beaune, évêque aux Armées.

Daniel Poisson