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L'Editorial du Président, bulletin 45

Par Daniel Poisson - Le Mardi 26 Septembre 2017

Image de l'éditorial

Il y a 200 ans mourait la comtesse Walewska.

La petite épouse  polonaise, la douce amie telle  fut l'attachante et généreuse  Marie Walewska qui devait mourir le 11 décembre 1817 à Paris, bon loin d'une certaine rue de la Victoire où vécut celui qu'elle aimera avec ferveur, l'Empereur Napoléon Ier.

Quelle délicate et fraîche Marie Walewska merveilleusement interprétée par l'actrice, la très touchante Greta Garbo avec son impérial amant  en la personne du distingué Charles Boyer dans ce film inoubliable réalisé par Clarence Brown en 1937.

Quelle saisissante peinture que celle de Gérard en 1812 la représentant grandeur nature et de bien d'autres artistes. On ne peut  et on ne doit  jamais oublier le tendre  souvenir  de celle, née Laczinska, le 7 décembre 1786 à Varsovie, issue d'une ancienne noblesse polonaise qui épousera le comte  Athanase  Colonna Welwsky dont elle aura un fils. L'historien  Arthur Lévy, dans son Napoléon Intime la décrit Marie Walewska était blonde, aux yeux bleus et la peau  d'une blancheur éblouissante, elle n'était pas  grande, mais parfaitement bien faite et d'une tournure charmante ; une légère mélancolie répandue sur  toute sa personne la rendait plus séduisante encore.

Un jour de janvier 1807, son destin bascula et elle racontera dans ses Souvenir son pays l'accueillait en libérateur cette rencontre  historique avec  Napoléon, déguisée en paysanne, au relais de Bronie où son pays  l'accueillait en libérateur.                                                                                                              Dès lors, tout alla très vite. Elle rencontra  l'Empereur à un bal et s'inclinera très vite, les circonstances et le sort de sa nation étant en jeu. Talleyrand, à juste titre, reconnaitra que les petites causes produisent souvent de grands effets. Et, bien plus qu'une passion, elle se mettra à l'aimer et écrira des lettres fort tendres à celui qu'il l'appellera ma petite femme polonaise.

Napoléon et Marie se reverront en 1808, mais, c'est au cours du mois d'octobre 1809, qu'elle lui apprendra la bonne nouvelle, qu'elle attend un enfant. On imagine alors la joie de l'Empereur qu'elle nommait toujours Bonaparte et le désespoir de l'Impératrice. C'est à l'île d'Elbe, qu'il la retrouvera pour quelques jours et avec le plus de discrétion possible, avec son fils Alexandre qui occupera les plus hautes fonctions sous le Second Empire.                                                                                                           Après Waterloo, tristes journées de juin à Malmaison où il connut tant de bonheur, mais un peu de soleil avec la visite de Marie et de son fils qui sera suivie de celle du petit Léon, le fils d'Eléonore Denuelle, à la ressemblance frappante.

En 1816, Marie Walewska épousera à Bruxelles, Philippe d'Ornano, futur maréchal                                           Le corps de Marie Walewska repose dans l'église de Kiernoza, en Pologne, et son coeur est au cimetiètière du Père Lachaise, dans la sépulture Ornano (67e division).

Sources : : -Marie Walewska, comte d'Ornano, Lirairie Hachette.                                                                                   -Le portrait de Marie Walewska, en en-tête, est moins connu que celui de Gérard.  Il s'agit de celui de Robert Lefèvre (1755-1830) se trouvant au musée du Diamant, province nationale d'Anvers.